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Erik
Verlinde : la gravité
n’existe pas !
Résumé :
Je
veux
reprendre ici
l’idée originale
d’Erik Verlinde d’une façon compréhensible par les
élèves de niveau
cégep en ne présentant que les quelques calculs que
ceux-ci peuvent
comprendre.
Ceux que les équations rebutent pourront quand même se
faire une bonne
idée de sa proposition d’une force
entropique
pour
remplacer
la
gravité
de
Newton
en sautant tout simplement tout ce qui
est ceinturé de rouge. Je recommande aux personnes plus
compétentes en
physique et
en mathématique de consulter le texte même de Verlinde
identifié à la
référence 1 à la
fin de mon texte.
Alphée
Nadeau
Erik
Verlinde,
48
ans,
spécialiste
respecté
de
la théorie des
cordes et
professeur
de physique à l’Université d’Amsterdam, suggère,
dans une récente
publication dont le titre est « On the Origin of Gravity and
the
Laws of
Newton »1,
que
la
gravité
de
Newton
n’est
qu’une
illusion. Renversant la logique
de 300
ans de
science, il affirme que la gravité n’est qu’une
conséquence des lois de
la
thermodynamique, lesquelles décrivent le comportement des gaz
sous
l’effet de
la chaleur. « Pour moi, la gravité n’existe
pas », dit-il.
Ce
théoricien des cordes fait partie d’un groupe de physiciens qui
soutiennent que
la science a utilisé une mauvaise approche pour analyser la
gravité.
Selon eux,
il existe une origine plus fondamentale de laquelle émerge la
gravité.
Analyser
la gravité sous cet angle, pense-t-il, permettra
d’éclairer ce que sont
l’énergie sombre, une sorte d’antigravité qui semble
accélérer
l’expansion de
l’Univers, et la matière sombre qui est supposément
nécessaire pour
retenir les galaxies ensemble.
L’argumentation
de Verlinde repose sur ce que l’on pourrait appeler l’aspect
« cheveux
emmêlés »2 de la théorie
de la
gravité. Il va comme suit : vos
cheveux roulent et s’emmêlent quand il fait chaud et humide parce
qu’il
y
a plus de façons pour vos cheveux de s’emmêler que de
rester droits et
la
nature préfère avoir plusieurs options plutôt
qu’une seule. Il faut
donc
une force pour ramener les cheveux droits et éliminer les autres
options.
Oubliez la courbure de l’espace ou cette bizarre attraction à
distance
que l’on appelle la gravité. Cette force que l’on appelle
gravité n’est
qu’un
sous-produit de la propension de la nature à maximiser le
désordre.
Dans les 30
dernières
années, la
gravité a
été graduellement discréditée en tant que
force fondamentale selon
Verlinde. D’abord dans les années 70 avec la
découverte par Jacob
Bekenstein d'une relation mystérieuse entre les trous noirs et
la
thermodynamique.
Le point culminant fut atteint en 1974 quand Hawkins découvrit
qu’en
tenant
compte des effets quantiques les trous noirs pouvaient finir par
briller et éventuellement exploser. Ces trous noirs qui
explosent (du
moins
en
théorie)
nous présentent une autre étrangeté de la
nature : les
trous
noirs
sont en réalité des
hologrammes - comme les images en
3-D que vous voyez sur les cartes de crédit.
Selon
Ted Jacobson3, théoricien
de
l’Université du Maryland, toute
l’information qui est perdue dans leur intérieur est
encodée sur leur
surface
extérieure. C’est ce qu’il est convenu d’appeler le
« principe
holographique »4. Et les physiciens
se demandent depuis lors comment ce
« principe holographique » - que nous ne sommes
peut-être que
des ombres sur une surface éloignée – s’applique à
l’Univers et
d’où il provient.
Cette
idée est incroyablement étrange, mais elle s’appuie sur
des bases
solides. Car,
l’entropie maximale S que peut contenir une région donnée
est
proportionnelle
à sa surface, pas à son volume. Il est alors naturel
d’émettre
l’hypothèse que les ingrédients les plus fondamentaux de
l’Univers, ses
degrés de liberté les plus élémentaires –
les entités susceptibles de
contenir
l’entropie de l’Univers – occupent une surface frontière
plutôt que
l’intérieur
de l’Univers.
En 1997, Juan
Maldacena, de l’Institute
for Advanced Study, étudia un univers hypothétique
doté de quatre
dimensions
spatiales et d’une dimension de temps. L’analyse mathématique
révèle
que
cet espace-temps à cinq dimensions possède une
frontière
qui, comme toutes les frontières, a une dimension de moins que
la forme
qu’elle entoure.
Dans les
travaux de Maldacena, les
descriptions à l’intérieur de la frontière et
à la
frontière sont sur un pied d’égalité. Les
théories à l’intérieur
de la frontière et à la frontière sont des
traductions
l’une de l’autre. Cependant, l’aspect inhabituel de cette traduction
particulière est que la théorie à
l’intérieur de la
frontière possède plus de dimensions que la
théorie équivalente
formulée sur la frontière. Toute question
posée ou tout calcul
effectué dans l’une des deux théories peut être
traduit en une question
ou un calcul équivalent dans la seconde.
Quelqu’un
qui ne connaîtrait pas le dictionnaire pourrait penser que
lesdites
questions
ou lesdits calculs n’ont absolument rien en commun (puisque, par
exemple, la
théorie à la frontière n’inclut pas la
gravitation, les questions
au sujet de la gravitation formulées dans le cadre de la
théorie à
l’intérieur de la frontière sont traduites, dans le cadre
de la théorie
frontière, en questions apparemment différentes, exemptes
de
gravitation). Quelqu’un qui maîtriserait bien les deux langues –
un
expert des
deux théories – reconnaîtrait leur correspondance et
comprendrait que
les
réponses aux deux questions ou les résultats des deux
calculs doivent
concorder. Tous les calculs effectués à ce jour – et il y
en a eu
beaucoup – confirment cette hypothèse.
Ces
indices nous orientent de plus en plus vers la conclusion que la forme
de
l’espace-temps est un détail ornemental qui varie d’une
théorie
physique
à une autre formulée différemment, plutôt
qu’un élément fondamental de
la réalité. Tout comme le nombre de lettres, de syllabes
et de voyelles
sont
différents pour le mot chapeau et
pour la traduction anglaise hat,
par la traduction.
Ce qui
amène Juan
Maldacena à
utiliser
la métaphore d’une boîte de conserve pour illustrer le
modèle
holographique de l’Univers. Ce qui se passe à
l’intérieur, y compris la
gravité, est encodé sur son pourtour extérieur (sa
frontière ou son
écran holographique) où il n’y a aucune gravité et
une dimension
spatiale en moins.
Si
dimension et gravité n’ont pas d’importance, comment alors
peuvent-elles
être réelles ? D’où cette idée de
Verlinde : des différences
d’entropie ∆S peuvent être le
mécanisme déclencheur derrière la gravité,
la gravité, comme il le dit,
n’est qu’une « force entropique ».
Penser
à l’Univers comme un jeu de scrabble. Il n’y a qu’une
façon d’écrire
« anticonstitutionnellement », mais un nombre
énorme de
possibilités
d’écrire des suites de lettres sans signification. Brasser la
boîte de
lettres
et elles tendront vers le non-sens, vers le
sans signification ; le désordre va augmenter et
l’information
sera perdue à mesure que les lettres s’en retourneront vers leur
configuration
la plus probable. Ce pourrait-il que ce soit cela la gravité ?
Cette
image
à conduit Verlinde à
sa
métaphore :
un
polymère
–
un
brin
d’ADN,
une
nouille
ou
un
cheveu
–
qui
s’enroule.
« Nous
savons depuis longtemps que la gravité n'existe pas », dit-il, « c’est le moment de le
crier haut et fort. » Suivons
Verlinde dans sa démonstration.
Un mot sur la force
entropique
Une
force entropique est une force macroscopique réelle produite
lorsqu’un
système
comprenant plusieurs degrés de liberté se réajuste
pour augmenter son
entropie. Cette
force est fonction de
la différence d’entropie ∆S
et est indépendante des phénomènes microscopiques.
En particulier, il
n’existe
aucun champ de force associé à la force entropique. De
grosses
molécules
colloïdales en suspension dans un environnement à
température T de plus
petites
particules, par exemple, subissent des forces entropiques par exclusion
de
volume. Les phénomènes d’osmose sont aussi produits par
des forces
entropiques.
L’exemple
le plus connu est celui de l’élasticité d’un cheveu.
Lorsqu'immergé
dans un
environnement à température T, celui-ci se recroqueville
en boucles
aléatoires,
sa disposition de plus grande
entropie. Cette tendance statistique à se recroqueviller en une
position
de plus
grande entropie plutôt que de rester droit fait apparaître
une force
macroscopique, dans ce cas-ci la force élastique du cheveu.
En
utilisant une pince, il est possible d’étirer hors du point
d’équilibre
les
extrémités du cheveu d’une quantité ∆x
par
une
force
extérieure
F,
∆x dépend uniquement de la
configuration.
L’équilibre
des forces impose que cette force soit égale, mais de sens
contraire, à
la force
entropique qui veut ramener le cheveu à sa position
d’équilibre, sa
position de
plus grande entropie.
Ainsi,
toute
force
entropique
est
reconnaissable
en
ce
qu’elle pointe dans la direction de
plus
grande entropie et qu’elle est proportionnelle à la
température T. Une
analyse
détaillée du phénomène conduit
à la
relation
suivante :

où F est la force entropique, ∆x
l’allongement du cheveu entre sa position
recroquevillée d’équilibre
(plus grande entropie) et sa position lorsque le cheveu est rectiligne.
T étant
la température constante à laquelle l’expérience
est réalisée.
Nous
allons tenter de démontrer dans les prochaines sections que la
gravité
est
aussi une force entropique et que le même genre de raisonnement
s’y
applique
avec seulement quelques légères modifications.
Le
développement des lois de Newton
L’espace est
essentiellement
un
endroit utilisé pour
décrire la position et les mouvements des particules. L’espace
n’est
donc qu’un
endroit pour emmagasiner l’information.
Supposons
que cette information est emmagasinée sur des surfaces
frontière. Ces
surfaces séparent les points de l’espace et chacune n’est que
l’endroit
privilégié pour emmagasiner l’information concernant
toute particule
qui passe
d’un côté à l’autre de celle-ci. Imaginons que
cette information de la
position des particules est enregistrée sous forme de bits sur
la
frontière.
Imaginons
en plus qu’il y a une direction spéciale, celle dans laquelle
l’espace
émerge.
Ainsi, la frontière qui emmagasine l’information est comme
l’horizon
d’un trou noir. D’un côté, il y a l’espace, de l’autre, il
n’y a rien
encore.
Force et inertie
Considérons maintenant
l’expérience
de
Bekenstein : une particule de masse m attachée à un
ressort fictif
approche d’un trou noir. Juste avant d’atteindre la surface horizon du
trou
noir (surface frontière) on laisse tomber la masse m. Bekenstein
considère que quand la masse est à une distance
égale à la
longueur d’onde de Compton du trou noir,
elle peut être considérée comme faisant partie du
trou noir. Elle
augmente alors la masse et la surface horizon du trou noir d’une petite
quantité qu’il identifie à un bit d’information.
Verlinde reprend le
raisonnement de
Bekenstein, non
pas près de la surface horizon d’un trou noir, mais pour une
surface
frontière plate non relativiste (un écran holographique).
Il
considère une petite partie de cet écran holographique et
une particule
de masse m qui approche du côté de celui-ci où
l’espace a déjà
émergé. Éventuellement, la particule va se
mêler aux degrés de liberté
déjà sur l’écran. Mais, avant de le faire, la
masse m influence
déjà la quantité d’information enregistrée
sur l’écran (Figure 1).
Figure
1 :
Une
particule
de
masse
m
approche
une partie d’un écran holographique.
L’écran borde
la
partie émergée de l’espace, laquelle contient la
particule de masse m,
et
emmagasine les données qui décrivent la partie de
l’espace non encore
émergée
aussi bien qu’une partie de l’espace émergée.
Comme Berenstein, assumons que lorsque
(1)
la
variation d’entropie ∆S
est
proportionnelle
à la masse m et au
déplacement ∆x.
Donc
(2)
L’idée
de base de Verlinde est d’utiliser ici l’analogie avec un
phénomène
d’osmose à travers une membrane semi-perméable. Quand une
particule a
une raison entropique d’être d’un côté d’une
membrane et que la
membrane
possède une température T, elle ressentira une force
telle que
(3)
F est la force entropique, une force macroscopique réelle
produite
lorsqu’un
système comprenant plusieurs degrés de liberté se
réajuste pour
augmenter son entropie. Pour que la force ne disparaisse pas, nous
devons avoir
une température qui ne peut pas disparaître.
Afin de continuer le
développement, il nous faut accepter ce que les
spécialistes ont déjà
démontré. Or Unruh a démontré que dans un
système de référence
accéléré,
température et accélération obéissent
à la relation suivante :
(4)
Considérons que T
est la
température associée aux bits de l’écran
frontière. En substituant les
relations (2) et (4)
dans la relation (3), on obtient :
(5)
Donc
(6)
la
deuxième loi de Newton,
à la condition de poser que
(7)
Ainsi,
(8)
où
F
est la force
entropique nécessaire
pour
produire une
certaine accélération. Il ne s’agit pas d’une
accélération
gravitationnelle,
mais d’une accélération produite par des changements
d’information
reliés aux
positions des particules.
Loi de la gravité de Newton
Supposons maintenant que notre
frontière
holographique soit un écran sphérique. Nous pouvons,
comme
précédemment,
considérer cet écran comme un endroit pour emmagasiner de
l’information
(Figure
2).

Figure
2 :
Une
particule
de
masse
m
près
d’un écran holographique
sphérique. L’énergie
est uniformément distribuée à travers tous les
bits emmagasinés sur
l’écran et cette énergie est équivalente à
la masse M émergée à
l’intérieur de la sphère.
Imaginons que le principe
holographique tient toujours. Le nombre
maximum de bits que
l’écran peut emmagasiner est proportionnel à sa surface
(Figure 3).

Figure
3 :
Le
nombre
maximum
de
bits,
N,
que l’écran peut emmagasiner est
proportionnel à sa
surface5.
(9)
Soit E, l’énergie
du
système. Elle est répartie uniformément sur les N
bits d’information.
Chaque bit possède l’énergie moyenne suivante :
(10)
L’énergie totale
est
donc :
(11)
Mais,
(12)
où
M
est
la
masse
émergée
dans
la
partie de l’espace entourée par
l’écran frontière
(holographique). La masse n’est pas visible, sa présence se fait
sentir
par son
énergie.
Par
ailleurs, la surface de la sphère-écran est donnée
par
(13)
Alors,
(9)
devient
(14)
et, en
substituant (12) et (14) dans (11), on obtient :
(15)
duquel
on
tire que :
(16)
Par substitution dans
l‘équation (3) des équations (16), (2) et (7), on
obtient :
(17)
laquelle
se ramène à
(18)
Il ne
reste qu’à définir la constante convenablement
pour obtenir la loi de la gravitation de Newton. Soit :
(19)
Et
nous
voilà avec la
loi de la gravitation de Newton :
(20)
mais
avec
une différence
fondamentale, F est une force entropique.
Le développement
précédent ne repose
que sur des
concepts indépendants de l’espace, savoir énergie,
entropie et
température. Cela
transforme notre conception de la gravité : c’est une force
entropique !
La démonstration de
Verlinde repose
sur quatre
hypothèses de base :
1.
L’espace
a une direction émergente holographique vers l’intérieur
de la
sphère-écran.
2.
Il y a
un changement d’entropie dans la direction d’émergence de
l’espace.
3.
Le
nombre de degrés de liberté est proportionnel à la
surface de l’écran
holographique.
4.
L’énergie
est également répartie entre chacun des degrés de
liberté, les bits
d’information,
sur la sphère-écran.
Grâce
à la vitesse de la lumière, il est possible de traduire
la masse
émergée M en énergie, énergie qui
crée le bain de chaleur requis par la
force
entropique.
Selon Maldacena, voici ce que
serait
l’apparence de
l’Univers (Figure 4) : on peut voir sur la frontière les bits
qui
renferment l’information concernant la jongleuse qui se trouve au
centre de la
sphère holographique. La théorie à
l’intérieur de la
frontière, de la sphère, décrivant les mouvements
de la jongleuse doit
tenir
compte de la gravité alors que la théorie
décrivant les mêmes
mouvements
de la jongleuse, mais à partir des bits d’information sur la
frontière, est beaucoup plus facile à utiliser car elle
n’inclut
pas la gravité. La frontière possède une dimension
de moins que
le centre.

Figure
4 :
On
peut
voir
sur
la
frontière
les bits qui renferment l’information
concernant la
jongleuse qui se trouve au centre de la sphère holographique.
Tiré de
Scientific American, Nov. 20055
Ce peut-il que tout ce que
nous
voyons autour de
nous ne soit que le résultat des lois régissant
l’évolution des bits
sur la
frontière ? Verlinde fait l’hypothèse que son approche
conduira
à une telle démonstration.
Résumons-nous :
utilisant
uniquement des
concepts indépendants de l’espace (énergie, entropie et
température),
Verlinde
démontre donc qu’il est possible de dériver la
deuxième loi de Newton. L’accélération,
la
gravité
de
Newton,
n’est
plus
que
le
résultat
d’une
force
entropique
causée
par
le
changement
d’information associé aux positions des particules de
matière.
______________
Retour
- On
the
Origin
of
Gravity
and
the
Laws
of
Newton,
Erik
Verlinde, Institute for Theoretical Physics, University of
Amsterdam http://arxiv.org/PS_cache/arxiv/pdf/1001/1001.0785v1.pdf
- A
Scientist
Takes
On
Gravity, by
Denis
Overbye, The New York Times, July 13, 2010. http://www.nytimes.com/2010/07/13/science/13gravity.html?pagewanted=2&_r=3&ref=science
- La
gravité
n’existe
pas, Agence
France-Presse.
- Newton
s’est
trompé,
la
gravitation
n’existe
pas,
http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/newton-s-est-trompe-la-gravitation-78450
- The
Illusion of Gravity, Juan
Maldacena, Scientific American, November 2005 http://homepage.mac.com/photomorphose/documents/qpdf.pdf
- Erik Verlinde : comments
about the entropic
force of gravity.
http://motls.blogspot.com/2010/01/erik-verlinde-comments-about-entropic.html#irreverik
- La magie
du cosmos. L’espace, le temps, la réalité : tout est
à repenser, Brian Green,
Robert Laffont, 2004
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